OIE-ZOO

Ville Rivière Rouge

Bienvenue!

Le Centre d’Interprétation des Oiseaux Migrateurs (CIOM) a comme objectif de renforcer l’importance de la protection des espaces naturels auprès du public. C’est pourquoi nous avons aménagé « L’Oie-Zoo », un marais au coeur de la ville de Rivière-Rouge, le long de la piste cyclable du « P’tit Train du Nord ».

Depuis les kiosques d’observation, on peut observer des Grandes Oies des neiges, des Bernaches du Canada, plusieurs espèces de canards et une multitude d’autres oiseaux qui trouvent refuge dans cet habitat naturel.

Bonne visite! Cliquez pour écouter les oies…
Pascale
Pascale Otis
Biologiste chercheure
Directrice de l’Unité de Recherche sur les Oiseaux Migrateurs (UROM)

Pour nous rejoindre, envoyez-nous un message par pigeon-voyageur :

François Pruel, soin aux animaux
fpruel@sympatico.ca
Pascale Otis, biologiste et responsable de la vulgarisation scientifique
pascaleotis@yahoo.com
Jacques Larochelle, biologiste et responsable de la recherche scientifique
jacques.larochelle@bio.ulaval.ca

Avez-vous rencontré nos oies ? Rencontrez la mère l’oie, Ana et les autres vedettes à plumes dans cette petite vidéo comique…

L’entraînement de la TDLG… en joke ! (Production 2009) from Pascale Otis on Vimeo.

La petite histoire des Grandes Oies des neiges…

L’histoire de l’UROM en est une de gens passionnés, mais surtout d’un homme en particulier : François Pruel. Devenu en 2000 le « Père l’Oie » de plusieurs dizaines de Grandes Oies des neiges provenant d’oeufs prélevés dans l’Arctique canadien, François voit vite sa famille à plumes s’agrandir. Dix, 20, 30, 40, … 90. Pourtant, rien ne semble pouvoir arrêter cet ornithologue déterminé. D’années en années, les installations ne cessent de s’étendre autour de la propriété, au point de voir un beau jour la maison devenir prisonnière au centre des enclos des oies. Les oies sont libres, la maison est clôturée.

KiosqueDessin

En 2005, la famille devenue un peu trop nombreuse nécessite un nouvel endroit de résidence. Un marais semble être un endroit idéal. Après maintes démarches et recherches de financement, un site est réaménagé pour accueillir ses nouveaux locataires. Grandes Oies des neiges et Bernaches du Canada s’y sentent tout de suite bien à l’aise parmi les nénuphars. Le site est baptisé « L’Oie-Zoo ». Un premier kiosque d’observation est mis en place en 2005, puis un second l’année suivante. C’est un succès.

Pancarte

Outre la recherche scientifique, les activités de l’UROM se concentrent sur la sensibilisation auprès du public. C’est donc avec beaucoup d’intérêt que nous avons soutenu le projet d’aménagement d’une section du marais et la mise en place du Centre d’interprétation des oiseaux migrateurs le long de la piste cyclable du « P’tit Train du Nord » au coeur de la ville de Rivière-Rouge. Ce sont de telles initiatives qui renforcent l’importance de la protection des espaces naturels auprès du public.

Nos installations de Rivière-Rouge comptent maintenant plusieurs milliers de visiteurs par année et une grande partie des efforts vont dans la promotion de projets éducatifs pour les jeunes des écoles de la région. C’est avec grande fierté que je vous invite à venir visiter l’Oie-Zoo.

Pruel

Comment s’y rendre ?

Le Centre d’interprétation des oiseaux migrateurs (CIOM) est situé dans la ville de Rivière-Rouge, le long de la piste cyclable du parc linéaire « Le P’tit Train du Nord ». L’Oie-Zoo se trouve en face de l’épicerie Provigo et de la SAQ, sur le site d’un ancien méandre de la rivière naturellement inondé au printemps. C’est à même ce marais aménagé pour les oiseaux que le Centre prend forme.

Le kiosque d’observation permet aux amoureux de la nature, ornithologues amateurs ou professionnels, cyclistes, touristes ou simples promeneurs, d’admirer les Canards noirs ou branchus, Oies des neiges et Bernaches, ainsi que de nombreuses autres espèces d’oiseaux qui fréquentent la région.

Depuis son instauration en 2005, des milliers de personnes ont trouvé plaisir à s’arrêter au centre pour pique-niquer. Sous l’abri, avec sa grande table et ses bancs, l’endroit aménagé est une invitation à vivre l’harmonie de la nature.

À vous de le découvrir !
Pascale Otis et François Pruel, initiateurs du projet.

Les vedettes de l’Oie-Zoo

Un peu partout dans le marais, des nichoirs ont été installés aux arbres et à proximité des rives pour faciliter l’observation des oiseaux. Parmi les occupants de ces nichoirs, on trouve l’Hirondelle bicolore, le Merle bleu de l’Est, le Roselin pourpré, la Mésange à tête noire, la Sittelle à poitrine rousse et le Canard branchu.

Ces nichoirs sont le fruit d’une étroite collaboration entre les élèves du secondaire de l’école du Méandre de Rivière-Rouge et des promoteurs du site: ce sont eux qui voient à l’entretien du site. Les élèves du primaire peuvent également bénéficier de l’accès au site pour se sensibiliser à l’importance de l’environnement et des écosystèmes à préserver.

Hirondelle
Canards noirs
Hirondelle
Nid de canards noirs

Le marais est un milieu à protéger, car les milieux humides sont des zones où la rencontre de la terre et de l’eau crée un habitat riche et propice à de nombreuses espèces animales et végétales. L’Oie-Zoo, un marais aménagé que vous pouvez visiter au coeur de la ville de Rivière-Rouge, regorge de vie. Ouvrez bien les yeux et les oreilles… et essayez d’y voir et d’y entendre ce qui s’y cache !

Grande Oie des neiges (Greater Snow Goose)
Les Grandes Oies des neiges que vous observez dans le marais ont pris part à de nombreux travaux de recherche (voir la section « Recherche scientifique » pour en savoir plus). Ces oies proviennent d’oeufs prélevés sur l’île Bylot au nord de l’île de Baffin dans l’Arctique canadien. Comme elles ont été élevées en captivité par des humains, on dit qu’elles sont « imprégnées » sur des humains. Tous ces oiseaux portent des bagues de couleur aux pattes pour pouvoir les identifier et faire le suivi de leur état de santé.

Les Grandes Oies de neiges sont faciles à repérer: les adultes, mâles comme femelles, sont blancs avec le bout des ailes noires. Celles que vous observez dans le marais proviennent d’oeufs prélevés dans l’Arctique canadien. Les oies que vous observez à l’Oie-Zoo ont été élevées en captivité pour permettre aux chercheurs d’étudier la croissance rapide chez les oisons et les adaptations au froid chez les juvéniles et les adultes.

Carte migration

Les Grandes Oies des neiges font près de 4 000 km à chaque printemps pour se rendre dans l’Arctique canadien. Ils profitent ainsi du court été arctique pour se reproduire et élever leurs jeunes. L’Arctique offre certaines conditions idéales pour les oisons : un soleil qui ne se couche jamais pendant tout l’été, peu de prédateurs terrestres pouvant s’attaquer aux œufs et aux jeunes, et une végétation assez abondante pour nourrir toute la famille.

À l’éclosion, au début de juillet, les oisons ne pèsent que 80 g environ. Mais 45 jours plus tard, ils font déjà près de 2 kg. Ce taux de croissance aussi rapide est nécessaire à leur survie puisque dans l’Arctique canadien, l’été est très court. Les oisons ontdonc très peu de temps pour atteindre une taille proche de celle de l’adulte et développer une forme physique compatibles avec l’envol migratoire.

Au début de septembre, les familles quittent les terres arctiques. Destination « vacances » : la côte Est américaine. Entre autres, la Caroline du Nord. Les Oies y passeront l’hiver et le printemps suivant, le grand voyage sera à recommencer.

Les Oies font escale à le long du fleuve Saint-Laurent pour s’y reposer et s’y nourrir. À l’automne, il est facile de distinguer les juvéniles : ils sont grisâtres. Ils perdent ensuite progressivement leurs plumes grises au cours de leur première année. Les adultes, mâles comme femelles, sont blancs avec le bout des ailes noires et pèsent entre 3 et 3,5 kg en moyenne. Par contre, leur masse corporelle varie considérablement au cours de l’année.

Cri: whouak

Bernache du Canada (Canada Goose)
Vous apercevez un grand oiseau au long cou noir, aux joues blanches, à la poitrine pâle et au dos foncé ? Vous l’avez reconnue: c’est une Bernache du Canada. La plupart des Bernaches de l’Oie-zoo ont été élevées en captivité dans le cadre d’études scientifiques. Mais à l’occasion, une cousine sauvage se permet une petite visite sur le site…

Bernache 2

La Bernache du Canada est une espèce qui compte 11 races, y compris la plus grande et l’une des plus petites bernaches au monde. L’une des plus petites, la Bernache du Canada minima, peut peser aussi peu que 1,1 kg, alors que la plus grande, la Bernache du Canada géante,peut peser jusqu’à 8 kg. Selon la race, l’envergure de leurs ailes se situe entre 0,9 et 2 m. La couleur des parties inférieures varie d’une teinte gris pâle à noisette et même brun noirâtre. Les diverses races se distinguent aussi par les proportions de leur corps, notamment par la longueur relative du cou, de la conformation et de la posture.

Nid bernaches Bebes bernaches Bernache 1 Bernache

Les Bernaches du Canada, comme les Grandes Oies des neiges, sont aussi de grandes voyageuses. Au printemps et à l’automne, durant leur migration, on peut les apercevoir en train de voler en groupe en formant un grand ‘V’. Elles arrivent ainsi à parcourir plus de 1 000 km en une seule journée. Au printemps, elles font le voyage

vers leurs aires de nidification situées normalement un peu plus au nord. Par contre, on compte de plus en plus de bernaches résidentes qui nichent et demeurent toute l’année dans la région. Les parents nichent souvent au même endroit et utilisent parfois aussi le même nid d’année en année. À l’automne, les parents refont le trajet inverse en compagnie de leurs jeunes et la grande majorité va passer l’hiver un peu plus au sud. On dit que les adultes s’accouplent pour la vie, mais le divorce est aussi chose courante.

Les bernaches en vedette sur le site de l’Oie-zoo ont été élevées par des humains avec lesquels un lien très étroit s’est formé au cours de leur croissance. Les petits, appelés “oisons”, commencent à communiquer avant l’éclosion avec leurs parents (dans ce cas-ci, des humains). Une fois sortis de l’œuf, les jeunes répondent de façon très différente à une variation dans la tonalité et la manière de prononcer les mots utilisés pour les appeler. Ceci laisse croire que les bernaches adultes utilisent une variété de cris possédant une gamme de significations pour communiquer entre elles. Un groupe de chercheurs a en effet établi que la Bernache du Canada posséde environ 13 cris différents, qui varient des bruyants cris de salutation et d’alarme aux faibles gloussements et aux murmures des bernaches qui s’alimentent. Écoutez bien. Vous les entendrez sans doute se « parler » !

Cri: a-honk

D’autres oiseaux qui nichent dans le marais…

Canard colvert (Mallard)

Canard colvert
Facile à repérer, le mâle a une tête verte separée de sa poitrine marron par un mince collier blanc. La femelle a un plumage brun, ce qui la rend beaucoup plus difficile à voir !
Cri: kouèk

Canard noir (American Black Duck)

Canard noir
Chez les deux sexes, le plumage est très foncé, sauf la tête qui est plus pâle. Pour distinguer les sexes, il faut se fier au bec: le mâle a le bec jaunâtre alors que celui de la femelle est plutôt verdâtre !
Cri: kouèk

Canard branchu (Wood Duck)

Canard branchu
Le plus beau des canards ! Et contrairement à la plupart d’entre eux, celui-ci niche dans les arbres !
Cri: pfuit pfuit

Carouge à épaulettes (Red-winged Blackbird)

Carouge
Le Carouge adore les habitats marécageux. Le mâle est facile à identifier: il est noir avec une tache rouge sur l’épaule qui est particulièrement visible en vol. La femelle est brunâtre avec un dessous rayé.
Cri: con-ka-riii, cri d’alarme: tiou

Hirondelle bicolore (Tree Swallow)

Hirondelle
L’Hirondelle bicolore est identifiable par son dessus bleu métalique et son dessous complètement blanc. Vous l’apercevrez peut-être à l’entrée d’un nichoir ou en vol en train de faire la chasse aux insectes !
Cri: tchît, oui-tri

Mésange à tête noire (Black-capped Chickadee)

Mésange
Petit oiseau au dos gris et au dessus de la tête de couleur noire. La joue blanche et la bavette noire forment un motif caractéristique.
Cri: hi-u-u, tchikadi-di-di

Geai bleu (Blue Jay)

Geai bleu
Oiseau bleu et blanc portant une huppe et un collier. Les ailes bleues sont marquées des taches blanches qui sont particulièrement visibles lorsque l’oiseau est en vol.
Cri: djé-djé, tii-oulou tii-oulou

Pic chevelu (Hairy Woodpecker)

Pic chevelu
Oiseau noir et blanc. Le mâle porte une tache rouge sur l’arrière de la tête.On voit souvent les pics sur les troncs d’arbres morts: ils cherchent des insectes !
Cri: puîk

Pic flamboyant (Northern Flicker)

Pic flamboyant
Pic aux couleurs dans les tons de café et de beige. Mâle et femelle ont un tache rouge sur la nuque et le mâle a des moustaches noires. Leur croupion blanc est visible en vol et identifie bien ce pic. C’est le seul pic qui mange des fourmis sur le sol.
Cri: une série de ouic

Chardonneret jaune (American Goldfinch)

Chardonneret
Pendant l’été, le mâle a un plumage jaune vif avec les ailes, le dessus de la tête et la queue de couleur noire. La femelle a un plumage plus sombre que celui du mâle.
Cri: pe-ti-ti-diou

Jaseur d’Amérique (Cedar Waxwing)

Jaseur
Bel oiseau huppé, de couleur caramel avec un masque noir. Il a une bande jaune au bout de la queue. On le voit souvent aux arbres à petits fruits dont il se nourrit.
Cri: zriii, zriii, …

Quiscale bronzé (Common Grackle)

Quiscale
Oiseau noir de taille moyenne, au dos de couleur bronze. Sous un éclairage favorable, il est possible de voir des reflets violacés de la tête au cou. En vol, la queue en forme de V ‘pend’ souvent d’un côté. Le plumage de la femelle est plus terne.
Cri: tchec 

Tyran huppé (Great Crested Flycatcher)

Tyran huppe
Tyran à ailes et queue canelles bien visibles en vol. Il a la tête foncée, coiffée d’une huppe. Le haut du corps est grisâtre. Il construit son nid dans une cavité. Dans notre marais, il s’est accaparé un nichoir de canard branchu.
Cri: ouip haut ou prrrit.

Dans le marais, on peut aussi observer le Tyran tritri et la Sarcelle.

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